A toi au jour le jour

Chronique au jour le jour d'une soumission

vendredi 2 novembre 2007

FIN

La page est tournée et le livre refermé.

 

Une autre histoire commence... ailleurs....

Il n'y aura donc plus rien sur ce blog sur lequel je peux enfin écrire sans regret
ni amertume
le mot


FIN


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jeudi 24 mai 2007

Un petit coup de revenez-y...

Un bon moment que je n'ai réellement écrit quoi que ce soit ici. Non pas que je n'ai rien à dire mais plus vraiment envie. Et encore moins besoin.
Et puis aussi peut-être parce que maintenant je parle régulièerement de tout ça avec JPV qui m'écoute impassible ou bien en rigolant franchement de mes élucubrations ou qui sourit de mon côté "fleur bleue" et idéaliste. Je lui raconte tellement de choses... en fait tout ce qui me passe par la tête. Ce qui me fait rêver, ce qui m'inquiète, ce dont j'ai envie, ce qui me manque, ce qui m'excite. Qui je vois. Ce que je fais.... ou ne fais pas. Ce vers quoi je me dirige. Sans trop savoir où  cela me mènera. Mes interrogations. Mes doutes. Mes certitudes. Parfois je ris, parfois je pleure. Il écoute et ne juge pas. Et ça me fait du bien. Comme si je me déchargeais sur lui de ce poids qui si souvent paraît devoir m'étouffer.

Et c'est vrai que je me sens plus légère en tout cas plus ouverte aux autres à défaut d'être plus confiante. Ca! la confiance, elle a été si durement écornée que je me demande si un jour je la retrouverai vraiment. Je parle de la confiance en la parole donnée qui si souvent, le plus souvent, est reprise sans tenir réellement compte des dégats que cela occasionne.
Mais on dit tellement de choses sans penser aux conséquences de ses paroles.....

Hier, j'ai reparcouru les pages de ce blog et ai relu ce que j'y écrivais il y a tout juste un an alors que je me sentais d'humeur à dévorer le monde tant ma joie de vivre était immense.
Vraiment pas raisonnable tout ça et condamné d'avance par cette irrationalité. Rien à regretter. Et pourtant.... c'était si bien!

La vie va ainsi.... Parfois des hauts, parfois des bas....

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lundi 7 mai 2007

L'espoir

En dépit du soleil de cette journée du mois de Mai, je suis transie et mon coeur est en berne.....
Mais déjà au fond de mon ventre "il y a l'Espoir qui se gonfle et qui gonfle.... et qui attend.... qui attend...."

Alors à demain


Leo Ferre - Il n'y a plus rien 
envoyé par MELMOTH

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vendredi 30 mars 2007

Où il est question de fiction et de réalité

Des interrogations concernant certains textes publiés sur Rêves de femme qui ont donné lieu sur le forum à des commentaires qui m'ont interpellée.
Faut-il tout publier? Faut-il s'autocensurer? Mais où se situe la limite? Pas évident de faire la part des choses et surtout de déterminer ce qui m'est propre c'est-à-dire ce qui résulte de mes fantasmes, de mes rejets, de mes interdits qui me sont particuliers à moi Christine, de ce qui ne l'est pas. Il est d'autre part hors de question de m'ériger en maître à penser ou en directeur de conscience et encore moins penser détenir la vérité absolue en la matière.

Bien évidemment,
il m'est arrivé à hésiter de publier certains textes dont la lecture, pour diverses raisons, me mettait mal à l'aise. La principale raison provient toutefois de ce que, viscéralement, tout en moi rejette ce qui, physiquement ou psychologiquement, vise à déshumaniser l'individu et à nier son identité pour en faire une chose (un animal) servile dénué de toute volonté.
Le rapport D/s, pour ce qui me concerne, n'a jamais été et ne sera jamais cela en ce qu'il doit permettre au contraire de mettre à jour (de magnifier) ce que l'on a au plus profond de soi et ainsi retrouver son unité fondamentale. Mais peut-être que j'idéalise trop cette relation (c'est ce que me dit mon psy. "Christine vous rêvez trop...") qui au bout du compte se réduit souvent malheureusement à cela, un simple rapport de force où le "maître" (à tort, bien sûr) se croit tout puissant et investi, au nom de l'amour qu'il porte à sa soumise (ou plutôt esclave) et de l'amour qu'elle lui porte, de tous les droits. Alors, non! L'amour ne justifie pas tout. Il y a d'autres sentiments qui sont tout aussi importants à commencer par le respect de l'autre et de soi, le respect de son intégrité physique et psychologique.
 
Dans le courant de l'année dernière, il y a eu Alain qui, toutes choses égales par ailleurs, pensait pourvoir me réduire à cet asservissement et, chose que je n'ai pu accepter et qui sans doute a sonné le glas de notre relation, déformer mon corps (plus précisément mes lèvres vaginales en accrochant à mes anneaux vulvaires des poids de plus en plus lourds) et me marquer "comme on marque le bétail dans les ranchs" (ce sont là ses propres termes) Le pire c'est qu'il a failli réussir. On est parfois dans un tel état de dépendance (qu'on qualifie à tort amour pour faire passer la pilule) qu'on en perd tout sens des valeurs et des réalités! Malgré tout, il y a toujours eu en moi cette petite voix qui me disait que se soumettre ce n'était pas cela, ce n'était pas TOUT accepter dans le simple but de faire plaisir à son "(pseudo) maître". Avec le recul, c'est ainsi que je le considère, lui qui n'a jamais compris finalement l'essence de la relation D/s qui est avant tout et à tous les niveaux, basé sur l'échange et l'écoute de l'autre.
Chacun, à chaque instant a toujours, j'en suis intimement convaincue, son libre arbitre qui lui permet si ce n'est de dire non du moins de se poser la question de savoir "est-ce vraiment cela que je veux?". J'ai fait part à Alain de mes réticences, il m'a dit comprendre, ceci étant à partir de là notre relation s'est effritée et s'est finalement arrêtée.
Comme quoi, elle ne reposait vraiment sur rien de sérieux!

 
Pour en revenir au texte qui a suscité ces reflexions (Petit cheval par Bruno), j'ai dit que j'avais hésité, malgré ses qualités certaines d'écriture, avant de me résoudre à le publier. Mais il montre aussi, de manière très crue et sans fioritures inutiles, les extrémités auxquelles une relation D/s mal assimilée peut conduire et je pense que tout être sensé ne peut qu'éprouver en même temps qu'une excitation un malaise bénéfique à sa lecture.
Ceci étant, ce n'est qu'un texte et nous sommes là dans le pur domaine de la fantasmagorie.

Il est un fait que Rêves de femme a pour but de publier des récits dont le dénominateur commun est le BDSM qui sont donc loin de pouvoir être mis sous tous les yeux. L'avertissement à l'entrée du site informant qu'il est strictement réservé à un public adulte et averti, n'est pas là uniquement pour faire joli mais correspond à une réalité.
Il est un fait également que cela n'implique pas que tout et n'importe quoi puisse être publiable. Il n'est en aucun cas pour moi d'y faire, sous couvert de la liberté d'expression, l'apologie ou de cautionner des actes hautement répréhensibles d'un point de vue moral et social tels que le viol, la pédophilie et autres faits tout aussi abjects.
Pour autant est-ce à dire que cela implique que l'on doive s'interdire au nom d'un sacro-saint "ordre moral" d'évoquer au travers d'un récit certains de ces actes ou montrer à quelles extrémités peut conduire certaines décisions? Ce qui reviendrait à faire un amalgame réducteur et dangereux entre l'adhésion à ces actes et leur simple narration. Ou encore à confondre fiction et réalité.
D'autre part, cela signifie-t-il que des textes comme par exemple ceux de Sade, Apollinaire (je pense aux "11.000 verges" pas à la poésie) ou ce livre de Roger Peyrefitte "les amitiés particulières" pour ne citer que ces livres mais la liste est longue sans parler de films, n'auraient jamais dus être écrits et encore moins publiés.
Toute proportion gardée et pour revenir à notre niveau d'écriture, cela signifie-t-il qu'un texte frisant l'hérésie et le blasphème comme celui d'Isa, je pense aux "Tourments de Marie-Laure" qui, dans un autre registre certes, décrit des situations qui peuvent, pour certains, être extrêmement choquantes mettant en scène, dans une église, un exorcisme assez particulier pratiqué par des prêtres sur un jeune bourgeoise fort chaude, doive être rejeté! Sans parler de tous ces textes où on fouette, encule, pisse et autres facéties du même style!
 
Alors vraiment je ne sais pas. Mais je me dis que, plus que ce qu'on dit, c'est la façon de le dire qui importe. Je me dis aussi qu'en tant qu'adulte responsable, nous sommes à même faire la part des choses. Même si je sais que certains sont plus fragiles que d'autres et moins aptes à faire le distinguo entre fantasme et réalité.
En tout état de cause, il n'est pas question pour moi sur Rêves de femme de me retrancher frileusement derrière le paravent du "bien-disant", du "bien-pensant" ou du "bien-baisant". RdF publie et continuera à publier des récits qui sont pour leur plus grande majorité hors les normes de la bienséance et peuvent faire dresser les cheveux à plus d'uns et d'unes (j'en connais dans mon entourage proche!)

J'assume!

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samedi 27 janvier 2007

Pour toi....

La mer, la mer, toujours recommencée...

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samedi 20 janvier 2007

1 an

Demain, nous serons le 21 janvier. Cela aurait fait 1 an qu'Alain et moi nous nous connaissions. J'y ai pensé hier au soir. Un an...
Et cela est déjà du passé. Est-ce de penser à cet anniversaire qui n'en ai pas un qui a fait remonter à la surface ce que j'ai ressenti pour Pierre. C'est tellement différent. Alain et Pierre à quatre années d'écart ont compté pour moi tout autant. Tous deux m'ont fait souffrir tout autant. Pourtant si aujourd'hui je pense à Pierre avec une tendresse infinie, Alain ne m'inspire plus qu'indifférence. Comme si j'avais expulsé hors de moi tout ce qui pouvait m'attacher à lui ne conservant que le souvenir des moments passés ensemble.
Fascinant et étonnant cette capacité que nous avons de rejeter ce qui est importun et finalement sans aucun intérêt. J'en ai parlé avec le psy. Il m'a dit que c'était une réaction habituelle et très saine finalement quand quelqu'un vous a véritablement déçu et s'est révélé à des millions d'années lumière de ce que vous aviez projeté en lui d'espoirs et de rêves. On efface. Il n'y a même plus de colère. Plus d'amertume. Juste de l'indifférence. Et du détachement.

Finalement Alain m'a rendue service en agissant comme il l'a fait. Il est en tout cas parvenu à ce qu'il voulait: que je le desaime. Mais peut-être pas de la façon dont il l'escomptait.
Je repense à ce que j'avais décidé, hors de toute raison, pendant cette semaine qu'il a passé en Crète concernant cette marque qu'il voulait apposer sur moi et que je voulais de toute mes forces. Décision dont je n'ai pas eu l'occasion de lui faire part. Tant pis. Ou tant mieux.
Je pense que, comme les anneaux vulvaires, Annie doit aujourd'hui arborer sur le haut de sa fesse droite cette "marque de son maître". Un tatouage très certainement ainsi que nous en étions initialement convenus Alain et moi. Comme elle doit avoir également reçu une médaille avec l'anagramme de son prénom gravé dessus qu'Alain doit consciencieusement accrocher à ses anneaux, comme il doit y suspendre des poids afin d'étirer et de déformer son sexe...
Oui vraiment, tant mieux que nous n'ayons pas eu le temps!
Cela m'épate que l'on puisse avec une telle aisance passer d'une à l'autre. Avoir les mêmes gestes, les mêmes désirs, les mêmes exigences. Avoir, en toute bonne conscience, cette impudence. Mais peut-être n'était-ce au bout du compte que le reflet de son inconstance. Soumises interchangeables comme de simples objets ou "glaces" (cf le forum de Rêves de femme fort édifiant à ce propos) qu'on consomme et trouver cela normal et ne pas se poser de question. Ou du moins justifier cela par l'amour!
Oui vraiment Alain ne méritait pas cette marque de lui sur moi.

Aujourd'hui, il y a Alexandre que je retrouve (merci Alain d'avoir permis cela!). Alexandre à qui je n'ai jamais rien promis et à qui je n'ai jamais dit que j'appartenais mais qui depuis 26 ans maintenant me possède. Alexandre qui est tout le contraire de l'éphémère et du superficiel et qui ne joue pas à un jeu dont les enjeux le dépassent.

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jeudi 11 janvier 2007

Contes de Noël

Je viens de publier sur Rêves de femme tous les contes de Noël qui m'ont été adressés en réponse au concours lancé sur le forum.
Pour ma part, si j'avais eu à déterminer lequel je préférais, quoique difficile, mon choix je crois se serait porté sur le conte "La magie de Noël" écrit par Sarahh qui allie subtilement fantasme et réalité. Sa lecture m'a laissée sur une impression de rêve éveillé que je trouve tout à fait dans l'esprit de Noël qui est pour moi avant tout un moment magique et un peu irréel où tous les rêves peuvent se réaliser. On a beau avoir 50 ans, il n'est pas interdit de croire que le père Noël existe (au moins à cette époque de l'année) et peut réaliser tous vos souhaits!

Mais peut-être aussi ma préférence est-elle due au plaisir que j'éprouve à être fessée. Sensation exquise que d'entendre le claquement d'une main frapper en cadence mes fesses qui, à chaque tape assenée, s'échauffent davantage. Chair contre chair. Chaleur contre chaleur. Pas d'artifice. Une fessée est de ce point de vue beaucoup plus excitante et troublante qu'une séance de martinet ou de cravache. Il n'y a plus de distance entre celui qui me fesse et moi. Juste deux peaux. Deux corps.

Oui vraiment j'aime être fessée.

Mais j'ai également particulièrement apprécié le conte de Sortilège "Noël en surprise". Pour les mêmes raisons de rêve éveillé qu'il suscite. Mais je crois que je suis beaucoup trop frileuse pour pouvoir y adhérer totalement!

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vendredi 5 janvier 2007

Epanouissement

Sur le forum de Rêves de femme, ce débat il y a quelques jours sur "la soumission respectueuse et la soumission dégradante" qui se caractériseraient par le fait d'accepter ou non l'humiliation dans les jeux D/s.

Pour tout dire, ce débat m'a semblé un peu vain et une pure vue de l'esprit. Plus encore, se poser ce genre de question me paraît relever si ce n'est d'une profonde méconnaissance du moins d'une mauvaise approche de la relation D/s.

Pour moi et de cela j'en suis totalement et intimement convaincue, l'humiliation comme la douleur font partie intégrante de la la relation D/s et se mêlent en un tout inextricable.
De la même façon que la brûlure du martinet qui s'abat sur les reins ou la morsure des pinces sur les seins me fait vibrer, le fait de s'agenouiller devant celui que l'on a désigné comme étant son maître, d'accepter d'avoir le cou ceint d'un collier, d'être appelée chienne ou salope, d'être traitée comme telle... me fait vibrer tout autant. Je ne peux concevoir une relation D/s qui négligerait un de ses aspects. Ce serait comme l'amputer d'une part essentielle.
Mieux, je pense que que cela est totalement irréaliste de le penser sauf à vider cette relation de sa substance même et de sa raison d'être. De la même façon que je ne peux concevoir une relation BDSM qui nierait l'aspect purement sexuel qu'elle recèle.

C'est ce mélange de physisque, de cérébral et de sexuel qui rend la relation BDSM si fascinante car elle fait participer et entrer en résonnance, au même moment, tout ce que nous sommes.

Est-ce à dire que tout doive être accepté?
Cela relève bien sûr de la résistance de chacun face à la douleur ou à l'humiliation qui résulte pour beaucoup de la façon dont nous les percevons, de notre éducation, de notre histoire personnelle.... C'est donc essentiellement subjectif et en aucun cas sujet à un quelconque jugement de valeur. Le niveau peut être extrêmement variable et différent d'un à l'autre.

Ce qu'il est plus important d'avoir en tête (beaucoup plus en tout cas que de de demander s'il est pertinent de faire le distingo entre une soumission respectueuse et une soumission  dégradante voulue par la soumise et accordée par le Maître et qui n'a d'autre intérêt que de se donner bonne conscience) est que la relation D/S doit avoir pour objectif l'épanouissement de chacun des protagonistes et certainement pas, et ce de quelques façons que soient et pour quelques raisons (bonnes ou mauvaises) que ce soient, la négation de leur identité ou, pire, leur anéantissement (que celui-ci soit voulu et demandé par le Maître ou la soumise).
Pour moi, la limite est là.
A cette frontière, très floue certes mais indubitable, entre accomplissement et annihilation.
En aucun je ne saurais accepter d'être maltraitée dans le seul but de me faire mal ou de m'humilier. Dans le seul but de nier ce que je suis, ce que je cherche. Dans le seul but de me faire plier et de m'avilir. Dans le seul but pour le Maître de se démontrer un pouvoir illusoire qu'il pense détenir sur moi alors qu'il n'en dispose que parce que je le lui donne. Dans le seul but de vivre ma soumission comme une expiation ou comme un dû.

La relation D/s est une recherche continue de nos limites, un défi qu'à chaque fois nous nous lançons, la quête d'un plaisir qui rassemble  la totalité de notre être et se libère de tout tabou et interdit. C'est une exploration sensorielle et cérébrale qui permet de faire éclater les carcans d'une sexualité "classique" basée sur un certain ordre moral. C'est aussi une redéfinition des rapports qui lient un couple.

On doit ressortir de la relation D/s grandi et plus fort et certainement pas brisé.

Et je dis que celui (Maître ou soumise) qui n'a pas compris cela, est dangereux, pour lui et pour l'autre.

 

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dimanche 31 décembre 2006

Fin d'année

Chant_de_soumise_Lorentsen
Photo: Loren Tsen

Dernier jour de l'année, celui des bilans (bof) avant celui des bonne résolutions (jamais tenues)

2006 l'année des contrastes qui m'a fait monter si haut dans les étoiles à en oublier le sens des réalités et descendre si bas à désirer m'oublier.

Que restera-t-il de cette année?
Le souvenir d'un beau rêve saccagé. D'un printemps radieux et d'un été torride où tous les possibles même les plus improbables semblaient à portée de mains.
Le souvenir de promesses non tenues. D'une inconstance aussi. C'est si facile de dire "tu m'appartiens" quand le désir est tout puissant et si commode, après coup, de dire "je me suis trompé" et de se détourner. Tout cela finalement se résume à un simple jeu de dupe dans lequel je me suis, en toute conscience, laissée piéger.
Le regret d'être passé à coté d'une histoire inédite qui reste aujourd'hui encore à écrire. Par manque de maturité. Par emballement. Par attrait pour des choses finalement plus communes et plus banales. Plus faciles aussi. Par méconnaissance de soi et de ses capacités. Par manque d'ambition.
Aujourd'hui, l'espoir d'une histoire en train de s'écrire. Lentement. Mot à mot. Une histoire qui veut s'inscrire sur la durée et qui se veut partage, échange, épanouissement. Une histoire dont il faut prendre soin si on veut la voir s'épanouir et fructifier. Car si j'ai appris quelque chose cette année c'est à me défier en BDSM de toute précipitation. Ne pas aller trop vite. Avancer en réglant son pas sur le pas de l'autre. Ne rien imposer. Juste être là et laisser les choses arriver comme elles le doivent. L'important c'est de durer et de maintenir droit le cap.

2006, l'année d'une re-naissance.

Posté par christine_M à 00:19 - carnet - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 21 décembre 2006

Un clin d'oeil

Venus callipyge
Georges Brassens
AphroditeKallipygos
Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité
 
Votre dos perd son nom avec si bonne grâce
Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison
Que ne suis-je, madame, un poète de race
Pour dire à sa louange un immortel blason
 
En le voyant passer, j'en eus la chair de poule
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules
En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous
 
Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre
Vous devez torturer les gens de votre entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre
Et vous devez crever votre dame d'atour
 
C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse
Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau
S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe
" C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! "
 
Ne faites aucun cas des jaloux qui professent
Que vous avez placé votre orgueil un peu bas
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas
 
Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche
La brise a fait voler votre robe et qu'on vit
Ecrite dans un cœur transpercé d'une flèche
Cette expression triviale : " A Julot pour la vie "
 
Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre
Faisant la révérence aux souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre
La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi
 
Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples
A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir
Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:
Voir votre académie, madame, et puis mourir
 
Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Posté par christine_M à 18:25 - carnet - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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