jeudi 19 octobre 2006
De : Alain
Date : 19/10/2006
09:37:51
A : 'Christine'
Sujet : Il y a une
chose qui me turlupine
A mon tour : « Il y a
une chose qui me turlupine ».
Je m’interroge sue le
« Comment peux-tu oser! » en réponse à mon texte Ultimes confidences
qui met en scène les mêmes "anonymes" que ceux de ton dernier texte
dans lequel tu as pourtant "osé" certains détails qui sont sans
équivoque.
Tu m’as rappelé que je n’avais
plus aucun droit sur toi. En aurais-tu conservé sur moi ?
Ne vois dans mes propos aucune
critique (au passage, ton texte est très beau), aucun règlement de compte. Je
veux seulement comprendre.
Bises.
Alain
De : Christine
Date : 19/10/2006
11:38:38
A : Alain
Sujet : Réf. : Il y a
une chose qui me turlupine
A mon tour alors de te dire
"de ne pas te faire plus bête que tu ne l'es" et de te redire comment
peux-tu oser me demander des explications.
Ce que j'ai écrit dans ce texte
est, ne t'en déplaise, à la différence de ton texte qui n'était qu'un fantasme
qui n'avait plus lieu d'être à ce moment là, la vérité de ce que j'ai vécu et
ressenti avec toi à certains moments . Ce n'est pas une fiction même si
effectivement je n'ai pas dit "je et toi" mais "elle et
lui" et je crois que c'est sans équivoque pour qui que ce soit.
Ces instants de pur bonheur où je
me suis sentie en parfaite osmose avec toi, je les ai connus et je veux à toute
force en garder un souvenir vivace que le temps ne vienne pas émousser. C'est
tout ce qui me reste. Peut-être, mais toi seul peut le dire, ai-je embelli ce
que toi tu ressentais. Mais c'est ainsi que je te voyais Alain. Me serais-je
trompée? Inutile de me "ménager" tu sais, je peux tout entendre.
Toi, ce que tu as écrit (et fort
bien aussi d'ailleurs. Un de tes plus beaux textes!) c'est une vue de l'esprit.
Alors, je te le redemande comment as-tu pu oser imaginer un seul instant
que je pourrai supporter, à un moment où ton absence me faisait si
mal, où plus que jamais j'avais besoin de ton aide, le fait que
tu imagines être en droit de "me donner" (si toutefois, tu
as pu avoir un jour ce droit autrement qu'en imagination et encore.... Je crois
que finalement nous n'avons pas la même vision de la relation D/s) alors que
j'avais un tel besoin si ce n'est de ton amour (disparu) mais au moins de ta
tendresse, de ton affection et de ta présence. Comme si tu prenais un
malin plaisir à me faire encore plus mal. Comme si cela allait me permettre de
te "désaimer".
Bien sûr, je t'ai dit que je ne
voulais plus te téléphoner, ni t'écrire, mais là aussi, toi qui disais si bien
me connaître comment n'as-tu pas compris que ce n'était pour moi qu'un moyen de
défense bien illusoire, un vaine tentative de me détacher de toi, de prendre du
recul. Et toi, tu m'écris ce que tu m'as écrit où, symboliquement, tu
m'expulses définitivement de ta vie. Peut-être oui ai-je mal réagi ou du
moins de façon trop excessive, mal interprété aussi. C'est possible. Mais pour
ma défense, je n'étais pas dans mon état normal et en tout cas totalement
incapable d'une réaction rationnelle et réfléchie.
Veux-tu que te dise ce qui s'est
passé après t'avoir lu? Veux-tu que te dise que je me suis retrouvée à terre, littéralement,
incapable de bouger et de respirer. Mais non cela risquerait de te déranger
dans ton petit confort moral. Alors n'en parlons plus.
Je t'aime Alain. C'est comme ça.
Je n'y peux rien (et toi non plus d'ailleurs) alors même que je me dis, en
voyant la façon dont tu sors de cette histoire, que tu n'en vaux
vraiment pas la peine.
Alors oui j'ai envie que tu me
téléphones, que tu m'écrives. J'ai envie de te voir. Je suis con
n'est-ce-pas? Et si, je dis bien si, j'ai encore un quelconque droit sur toi,
c'est en cela qu'il consiste: avoir besoin de toi. Mais tu n'es plus là !
Bon je vais m'arrêter là. Réponds
si tu veux. Téléphone-moi si tu le souhaites. Tu fais ce que tu veux.
Mais je me dis que c'est bien con
tout ça....et surtout d'en arriver à ce genre de situation. Mais c'était
peut-être inévitable?
Je t'embrasse
Christine
Ps: Une autre chose qui me semble
évidente aujourd'hui c'est que plus que le lien amoureux c'est le lien
d'appartenance qui est important. Et je crois que tu en as mésestimé la
force et la solidité.
De : Alain
Date : 19/10/2006
13:53:13
A : 'Christine'
Sujet : RE : Réf. :
Il y a une chose qui me turlupine
Etonné et désolé que tu réagisses
ainsi. Nous n’avons pas la même vision sur nos textes. Je préfère donc clore le
sujet car il ne sert à rien d’épiloguer sinon te faire du mal.
Juste une réponse à la question
que tu poses dans ton premier paragraphe : Tu ne t’es pas trompée.
Allez, la prochaine fois, on
parle d’autre chose.
Bisous.
Alain
mardi 17 octobre 2006
De : Christine
Envoyé : mardi 17 octobre
2006 00:50
À : Alain
Objet : Réf. : RE : Encore
moi....
Il y a une chose qui me turlupine
que je voulais te demander cet am et puis... j'ai oublié mais j'y repense ce
soir.
Toi qui considères la
franchise et la sincérité comme incontournables quitte à ce que ça fasse mal,
pourrais-tu m'expliquer pourquoi avec Annie, cela ne t'a pas gêné outre mesure
de lui cacher une partie de la vérité dans le but, selon tes dires, de la
"ménager" (ne pas lui dire que tu venais à Marseille exclusivement
pour me voir, me tel. de préférence quand elle n'était pas là... par ex) ce
qui, d'ailleurs, me semblait tout à fait légitime de ta part et je ne t'en ai
jamais tenu grief.
Ce n'est donc pas que ça me gêne
plus que ça mais j'aimerais comprendre cette différence de traitement.
Dois-je en conclure que je suis moins digne qu'Annie d'être
"ménagée"?
Pourrais-tu éclairer ma lanterne
à ce sujet. Je compte bien sûr sur ta .... sincérité.
Désolée si je t'embête (ce n'est
pas le but) mais, c'est comme ça que je fonctionne, j'ai besoin d'aller au bout
des choses et de comprendre.
Bonne nuit
Christine
De : Alain
Date
:
17/10/2006 14:41:13
A
: 'Christine'
Sujet
:
Sincérité et mensonge
A mon tour d’y aller un peu fort
avec toi : Ne te fais pas plus bête que tu ne l’es (lol) !
« Sincérité = Qualité
de quelqu'un de sincère, qui exprime avec franchise ce qu'il pense »
(Larousse Expression)
J’ai toujours voulu avec Annie
comme avec toi, exprimer avec franchise ce que je pensais (sincérité). C’est
pour cela que j’ai fait part à Annie de mes sentiments pour toi en Avril, tout
en lui rappelant mes sentiments pour elle.
Je t’ai avoué que je t’aimais
quand j’ai commencé à t’aimer, que je t’aimais follement quand je t’aimais
follement et que je ne t’aimais plus quand je ne t’aimais plus (même si tu regrettes
cette franchise aujourd’hui pour cette dernière étape).
Pour le reste, cacher une partie
de vérité sur des faits pour ne pas faire souffrir n’a rien à voir avec la
sincérité, et si ça peut ménager l’autre… je suis convaincu que c’est bien.
Alors oui, il y a des faits que
j’ai « minoré » en les couplant à un déplacement professionnel
virtuel pour ne pas faire souffrir Annie, de même que je ne lui ai pas raconté
ce que nous faisions. Et je t’ai ménagée toi aussi en omettant de te raconter quand
je lui faisais l’amour (tu me l’as dit toi même que ça te faisait mal de le
savoir, tout en trouvant cela normal bien entendu) et puis, tu ne sais pas si
je ne t’ai pas caché d’autres choses aussi pour te ménager… Mais je ne t’ai
jamais menti sur mes sentiments.
Alors oui, j’ai ménagé Annie et
je t’ai ménagée en omettant des faits ou en les relativisant. Mais j’ai
toujours été aussi sincère avec elle qu’avec toi, avec toi qu’avec elle.
Ai-je réussi à éclairer ta lanterne
avec mes explications ?
Bisous.
Alain
De : Christine
Date : 17/10/2006
15:19:41
A : Alain
Sujet : Réf. :
Sincérité et mensonge
Et bien il faut croire que je
suis plus bête que ce que tu ne le penses!
Et je vais l'être encore un peu
plus en me demandant si, justement, ce n'est pas ce que tu m'as caché croyant
ainsi me ménager qui me fait si mal aujourd'hui. Tu avoueras qu'avec tes
"..." je peux tout imaginer et crois-moi qu'en la matière j'ai
l'imagination féconde!
Tout ça pour dire que je ne suis
pas vraiment convaincue par tes explications et que je trouve que tu t'arranges
un peu avec ces notions de sincérité et de franchise. Mais bon.....
Je sais je suis chiante. Mais je
m'en fous.
lundi 9 octobre 2006
De : Alain
Date : 09/10/2006
17:14:37
A : 'Christine'
Sujet : Christine
Christine,
J’ai lu intégralement ta lettre.
Il serait prétentieux pour moi de tenter d’y répondre (elle n’appelle
d’ailleurs aucune réponse), ni d’en commenter les différents paragraphes. Je ne
sais pas si tu as raison, mais il est certain que je suis incapable de te
démontrer que tu as tort, donc tu as peut-être raison (syllogisme quand tu nous
tiens !).
J’aurais tant voulu que nous nous
« désaimions ensemble », mais c’était là encore un fantasme,
inaccessible bien sûr. La dernière façon dont je t’ai fait souffrir n’est pas
la plus glorieuse et m’a fait mal aussi. Tu ne le méritais pas.
J’ai privilégié la franchise de
mes sentiments. Tu m’as dit que j’avais eu tort. Mais là, je ne suis pas
d’accord avec toi.
Je termine juste en te
réaffirmant que je t’ai aimée passionnément, que nous avons passé des moments
de bonheur merveilleux à nous aimer « à notre manière ». Rien
n’effacera tout cela.
mercredi 4 octobre 2006
De : Alain
Date : 04/10/2006
15:36:27
A : 'Christine'
Sujet : Ta promesse
Le 14 Mars 2006, tu m’avais fait
cette promesse :
« Hormis le cas particulier d’Alexandre,
je te promets Alain, de réserver mon corps exclusivement à toi tant que je
t’aimerai. Si un jour ce sentiment d’amour s’estompait ou disparaissait, je te
le dirai immédiatement sans détour. »
Je te libère de cette promesse.
Voilà après te l'avoir dit c'est
maintenant écrit.
Fais en bon usage. Et n’oublie pas que tu dois décider quelque chose.
Bisous.
Alain
De :
Christine
Envoyé : mercredi 4 octobre
2006 19:15
À : Alain
Objet : Réf. : Ta promesse
J'en ai déjà fait un bon usage. Finalement ce n'était pas si
difficile. Après tout, ce n'étaient que des mots.
De : Alain
Date : 04/10/2006 19:54:38
A : 'Christine'
Sujet : RE : Réf. : Ta promesse
Pas possible…
lundi 2 octobre 2006
De : Alain
Date : 02/10/2006 21:06:48
A : 'Christine'
Sujet : Bisous
Bonsoir toi,
Difficile conversation téléphonique cet AM. Tu ne me hais
pas, mais tu m’en veux. Le contraire serait tellement mieux.
Tu me prêtes des intentions que je n’ai pas, et quoi que tu
puisses penser, ta souffrance ne m’est pas indifférente.
Il faut parler, continuer de parler, toujours se parler…
C’est beau ce que tu as écrit dans le blog. Sincèrement.
jeudi 28 septembre 2006
De : Alain
Date : 28/09/2006 10:27:22
A : 'Christine'
Sujet : RE : Réf. : RE : Réf. : RE : Réf. : RE
: Confirmation
Je réfléchis pour t’offrir la
fin sans fin. Aide-moi !
Pendant la semaine de Crête, étais-je le Maître sans être l’amant ?
De :
Christine
Envoyé : jeudi 28 septembre
2006 10:41
À : Alain
Objet : Réf. : RE : Réf. :
RE : Réf. : RE : Réf. : RE : Confirmation
Je crois oui même si je ne le savais pas.
samedi 23 septembre 2006
De : Alain
Date : 23/09/2006 08:51:50
A : 'Christine'
Sujet : RE : Insomnie
Bonjour toi,
Pour les cigarettes, je ne me sens absolument pas
responsable. Pour le reste, ça m’ennuie beaucoup de te perturber, parce que si
je te fais part de mes « évolutions », une chose reste sûre et n’a
pas changé : je ne veux pas que tu sois malheureuse. Comme je l’ai même
souvent dit à Alexandre, je veux comme lui ton bonheur.
A partir de là, j’ai un dilemme : soit masquer ce qui
se passe dans ma tête et feindre la tendresse que tu attends (et ainsi tu es
heureuse), soit me montrer sans hypocrisie (et là tu n’es plus aussi heureuse).
La première solution (en admettant que j’en sois capable) aurait l’avantage de
ne pas te « perturber ». Mais quelle malhonnêteté de ma part !
Et puis où cela mènerait-il. Alors tant pis, même si c’est dur pour toi, je
préfère rester honnête avec toi comme on l’a toujours été tous les deux l’un
envers l’autre.
Une autre chose est sûre aussi. Nous avons besoin de nous
voir pour parler, ressentir, expliquer, comprendre sans être séparés par 300
km. Et le 3 octobre est encore loin. Alors en attendant, il faut tenir ma
chienne. Pense à autre chose, à ton week-end, ton expo de demain, à ta vie
sociale, à tout le reste…
vendredi 22 septembre 2006
De : Alain
Date : 22/09/2006
17:00:36
A : 'Christine'
Sujet : DT-MD
Tu as sans doute raison dans ton
post : Douceur et tendresse ou mépris et dureté, mais voilà, moi je
ressens ce besoin fort de rompre cet équilibre DT-MD. C’est peut-être idiot,
c’est peut-être destructeur, mais c’est comme ça. Une chose en revanche sur
laquelle nous sommes d’accord, c’est d’en discuter ouvertement dans 10 jours et
pas au téléphone.
Et c’est encore long 10 jours à
attendre
jeudi 21 septembre 2006
De : Alain
Date : 21/09/2006
20:08:16
A : 'Christine'
Sujet : Réflexions
Douceur, tendresse ou mépris et
dureté. Vaste débat…
A demain ma chienne.
mardi 19 septembre 2006
De : Alain
Date : 19/09/2006
20:28:25
A : 'Christine'
Sujet : 2e
atterrissage
J’étais heureux de te retrouver
aujourd’hui au téléphone.
Mais tu te rends compte (c’est en
y réfléchissant après coup), on n’a presque pas parlé de sexe ! Comment
est-ce possible ?
Il va falloir sérieusement nous
(se) reprendre en main.
Bonne nuit ma chienne.
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