A toi au jour le jour

Chronique au jour le jour d'une soumission

mercredi 22 octobre 2008

Litterature BDSM

Tous ces livres sont disponibles sur http://stores.lulu.com/christinearven

samedi 4 octobre 2008

Le donjon

LE DONJON par Christine Arven

Télécharger ce récit (gratuit) ou acheter le livre (broché)

DONJON

Le Donjon désigne la partie la plus haute d'un château qui sert de résidence au Seigneur et Maître du château. Mais c'est aussi, cet endroit secret et mythique depuis "histoire d'O" où se retrouvent les adeptes du sado-masochisme.
La nouvelle (extraite du livre de Christine Arven "Sous le fouet du Plaisir" également publé sur lulu.com) qui vous est offerte ici vous convie dans un de ces donjons et à y suivre un Maître et sa soumise....

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samedi 30 août 2008

Calendrier BDSM 2009

Calendrier_lulu

Calendrier BDSM 2009

Illustré de 19 photographies qui illustrent certaines des pratiques décrites dans ce blog.

Dimension: 28 x 43,18 cm (ouvert)

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samedi 26 juillet 2008

Maître et soumise

VIENT DE PARAÎTRE



MAÎTRE ET SOUMISE

Livre (broché, 15x21 cm, 161 pages) ou téléchargement


Une jeune femme fait la connaissance sur le net d'un homme qui la séduit. En dépit de ses hésitations, elle accepte de le rencontrer. Commence alors pour elle, le dur apprentissage à la soumission.
Avec lui, elle verra s'effondrer ses convictions de femme libre et moderne et connaîtra l'humiliation  d'être tatouée, percée, exhibée, offerte à d'autres hommes ou femmes.

C'est pourtant avec joie qu'elle acceptera se soumettre sans réserve à la volonté de celui qu'elle nomme avec vénération Maître qui l'emmènera aux confins de la bienséance. 

Un roman d'une crudité qui peut heurter certains qui verront dans cette histoire écrite à la première personne la description d'un asservissement consenti mais qui pour d'autres sera le reflet d'une passion exacerbée qui brise tous les tabous.



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Extrait:

Je me sens soudain intimidée de le voir devant moi. Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais mais je ne suis pas surprise par son apparence. Un peu plus âgé que je ne pensais, il doit avoir dans les 50 ans environ. Peut-être un peu plus mais a conservé une allure jeune. De grande taille, il me domine d'une bonne tête. Des épaules larges qui mettent en valeur son allure svelte. Des cheveux d'un noir de jais finement striés d'argent. Un visage énergique qu'éclaire des yeux d'un étrange bleu acier. Il n'est pas mal du tout et a un charme auquel je ne suis pas insensible. Je me dis que j'aurais pu tomber plus mal. Mais il ne me laisse pas le loisir de le détailler davantage.

D’un geste tendrement autoritaire, après avoir sortir de d'un attaché-case en cuir deux paires de menottes que je regarde interdite, il me fait me retourner et me demande de me courber en deux. Subjuguée par le ton de sa voix, je m'exécute sans un mot. Je sens mon cœur tressaillir et une vague d’appréhension m’étreint lorsque je sens se refermer sur mes poignets, puis sur mes chevilles, les liant ensemble, les menottes. En même temps, le contact de ses mains, de l’acier froid des menottes, la position qu’il m’a fait prendre, courbée les fesses offertes, m’excitent violemment et je sens ma chatte se mettre à palpiter de plus belle. Une pulsation douloureuse à force d’attente qui me fait haleter d’impatience. La tension est terrible. Mon corps est prêt à exploser de tout le désir contenu, réprimé depuis de si longues heures. Il suffirait que sa main effleure mon clitoris pour que mon plaisir explose. Je n’ai qu’une envie sentir son sexe s’enfoncer en moi, me labourer les reins, le cul si c'est cela qu'il veut.  Lentement, prenant tout son temps, il retrousse ma robe sur mes reins. Je n'ose imaginer l'inconvenance de ma position les fesses nues ainsi exposées. Tout aussi lentement il décadenasse  la ceinture et retire délicatement de mes orifices le god et le plug qui jaillisse hors de moi avec un plop qui me fait tressaillir de gêne.

Je me laisse faire, le cœur battant la chamade, le souffle suspendu. Mon corps s'affole d'être ainsi manipulée, observée.

Plus que quelques instants à tenir avant… Sa main m’effleure… s'immisce entre mes cuisses que j'ouvre plus largement... agace mon clitoris gorgé d'envie... déjà j’oscille vers lui comme vers une délivrance… Mon corps n’est plus qu’attente de sa venue. J'ai envie d'être prise ainsi presque sur le seuil de l'appartement, sans plus de manière. Une envie animale en dehors de toute raison. Une étreinte rapide, brutale dont j'anticipe déjà la fulgurance ardente. 

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samedi 31 mai 2008

L'initiation de Sophie

L'initiation de Sophie par Christine Arven


Livre (broché 312 pages) et Téléchargement


SOPHIE


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mercredi 14 mai 2008

A toi au jour le jour: Chronique d'une soumission par C. Arven

L'essentiel de ce blog vient de faire l'objet d'une publication disponible soit en téléchargement soit au format livre classique (broché 313 pages) sous le titre:

A toi au jour le jour, Chronique d'une soumission par Christine Arven

Vous pourrez vous le procurer sur le site: lulu.com

Soutenez l'édition indépendante : achetez ce book sur Lulu.

Egalement:
      - Invitation chez Mr C.    Support independent publishing: buy this book on Lulu. (livre et téléchargement)
      - Sous le fouet du Plaisir Support independent publishing: buy this e-book on Lulu. (Livre et téléchargement)

        chronique     invitation_2    fouet_du__plaisir

Bonnes lectures

jeudi 19 avril 2007

Femmes, je nous aime....

femmesC'est au moment même où les doigts de  Thierry se posèrent sur son clitoris que Juliette, à la faveur d'un mouvement dans la foule des danseurs qui avaient envahis la piste, découvrit la jeune femme brune qui ondulait lascivement, les yeux fermés aux rythmes syncopés de la musique. Alors que les doigts de Thierry continuaient, insistants, leur lente exploration, faisant naître en elle un sensuel émoi, Juliette fixa, subjuguée, la longue silhouette qui se mouvait au centre de la piste comme étrangère à ceux qui l'entouraient. Etrangement présente et absente à la fois. Les yeux de Juliette glissèrent le long de l'arrondi des hanches qui se balançaient souplement d'avant en arrière mimant les remuements voluptueux d'une copulation, remontèrent jusqu'aux seins lourds et fermes qui semblaient doués d'une vie à eux sous le fin tissu de la courte robe qui moulait étroitement le corps ne laissant nul doute quant à l'absence de tout sous-vêtement.

A chaque mouvement, la robe remontait le long des jambes découvrant les cuisses fuselées jusqu'à l'arc sombre et invisible qui se dérobait aux yeux pourtant avides de Juliette mais dont elle pouvait sans peine imaginer la suave et exquise douceur. Un gémissement de désir exacerbé s'échappa de ses lèvres alors que Thierry qui pendant ce laps de temps n'était pas resté inactif, accentuait le mouvement de ses doigts fureteurs maintenant profondément enfoncés dans son vagin et, qu'au même moment, dans un geste d'une troublante sensualité la jeune femme, insoucieuse de la charge érotique qu'exhalait son corps et son visage, rejetait en arrière sa tête, faisant virevolter autour de son visage à l'ovale parfait sa longue chevelure brune tout en faisant glisser ses mains le long de la pente affolante de son ventre jusqu'au triangle renflé de son pubis. Elle ouvrit alors ses yeux, des yeux d'un bleu intense et lumineux et, fortuite coïncidence ou effet recherché, les planta effrontément dans ceux polarisés de Juliette tout en insinuant, avec une impudicité affolante, son index à l'orée de sa fente. Juliette ressentit une décharge électrique la transpercer de part en part et remonter le long de sa colonne vertébrale quand les yeux de l'inconnue s'arrimèrent aux siens et un soupir s'exhala de ses lèvres entrouvertes alors qu'entre ses cuisses jaillissait maintenant, en un flot abondant, son désir. 

Tout en continuant à se déhancher langoureusement, la jeune femme commença à traverser la foule des danseurs et, la gorge serrée d'émotion, le ventre bouleversé, Juliette la vit s'avancer vers leur couple, ses yeux toujours accrochés aux siens. Thierry, inconscient de l'avancée féline de la jeune femme, s'accroupit entre les jambes largement écartées de Juliette et sa langue gourmande prit le relais de ses doigts en une caresse dont il savait Juliette particulièrement friande. Une fois tout près du couple, la jeune femme s'immobilisa et son corps repris son balancement érotique dans une danse d'une torride sensualité. Juliette les yeux braqués sur la jeune femme sentit une première onde de plaisir la traverser sans qu'elle sache véritablement si c'était les attouchements experts de la langue de son compagnon ou le tangage lascif de l'inconnue qui en était l'origine. Juliette fixait, presque hagarde, la jeune femme dont les mains dessinaient les courbes voluptueuse de son corps, se saisissaient du globe de ses seins dont Juliette devinait, à travers le mince tissu, les pointes fièrement érigées et les tendaient, tentatrice, vers elle clouée dans le sofa par la bouche de Thierry arrimé à son clitoris. Juliette se mit à haleter de plaisir et, dans un geste incontrôlable, alors que la jeune femme laissait tomber sa main droite à la hauteur de son ventre avant de l'insinuer entre la fente de ses cuisses en une caresse d'une époustouflante impudicité, tendit les mains vers elle dans le vain dessein de la toucher. Mais, au lieu de s'avancer, l'inconnue eut pour la première fois un sourire empreint d'une douce espièglerie avant de reculer et, sans que Juliette ne puisse rien faire pour la retenir, s'évanouit dans la foule. Tétanisée, Juliette sentit une houle de frustration la traverser mais Thierry continuait au creux de son corps son minutieux travail de succion et soudain, elle sentit la jouissance monter en elle et, le corps arqué, elle s'abandonna, en un long gémissement, au plaisir les yeux dilatés avec encore l'image de la jeune femme inscrite dans ses pupilles.

- Tu n'as pas soif? demanda Juliette à Thierry après avoir repris ses esprits

- Non, ça va. 

- Ben, moi si...

- Tu as toujours soif après..... Tu veux que j'aille te chercher quelque chose? 

- Non, je vais y aller. Je préfère… 

- Ok. En attendant, je vais aller faire un tour dans les autres pièces voir un peu ce qui se passe. 

Juliette se leva et se dirigea vers le bar non sans jeter autour d'elle des regards inquisiteurs dans l'espoir d'apercevoir l'inconnue qui l'avait tant troublée. Dans l'affirmative, se demanda-t-elle soudain indécise, aurait-elle le courage d'aller l'aborder? Sans qu'elle puisse en démêler la raison profonde, elle, qui d'habitude savait faire preuve d'initiatives en la matière, n'en était en la circonstance rien moins que certaine! Son regard s'attarda au passage sur les couples ou trio voire plus...affalés dans les canapés dans des positions des plus suggestives comme cela est coutumier dans ce genre d'établissement où elle et Thierry avaient l'habitude de venir "s'encanailler" comme ils se plaisaient, tendrement complices, à le dire. Pourtant, contrairement, à ce qu'elle ressentait habituellement, la vision de ces corps étroitement imbriqués ne suscitait pas en elle l'émotion habituelle. Elle avait toujours devant les yeux la silhouette de l'inconnue qui décidément, à son grand dam, restait invisible. "Allons, ma grande, se morigéna-t-elle en silence, un peu de calme. Tu ne la connais même pas et si ça se trouve ce n'est qu'une allumeuse qui est déjà partie…. et puis elle doit avoir ... quoi?... 25 ans ou guère plus... très jeune et toi...." C'est vrai que Juliette avait atteint cet âge où, la quarantaine bien sonnée, il est convenu d'admettre que "l'avenir était plutôt derrière elle". Pourtant, malgré les années, les expériences, nombreuses, elle était loin d'être blasée. Elle sentait toujours battre en son cœur des émois de midinettes qui la faisait vibrer et divaguer (son coté "fleur bleue" comme le lui disait avec un amusement un peu inquiet son amie Charlotte) et était toujours prête à goûter à de nouvelles aventures quitte, parfois, à en souffrir. "La vie est trop courte, avait-elle l'habitude d'affirmer, pour qu'on passe à coté des plaisirs qu'elle offre…" Et dieu sait que Juliette avait goûté et regoûté, avec un appétit insatiable et une curiosité toujours à l'affût, à ces plaisirs multiples et délicieux…. 

Alors qu'elle faisait signe au serveur, elle entendit soudain derrière elle une voix féminine lui murmurer dans le creux de l'oreille "bonsoir". Le cœur de Juliette fit un bond dans sa poitrine. Nul besoin pour elle de se retourner pour savoir à qui la voix appartenait.

Elle tourna lentement la tête et ses yeux furent happés par la luminescence azur des yeux de la jeune femme qui l'avait tant émue.....

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Texte publié sur www.revesdefemme.new.fr

Crédit photo: Dominique Lefort

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vendredi 6 avril 2007

Pluie dorée

pluie_doreeJe sursaute lorsque, me tirant brusquement de la légère léthargie dans laquelle j'ai sombré, vous m'intimez avec la tendre autorité qui vous est coutumière:

- Debout et suis-moi!

Je vous regarde implorante. Je me sens si fatiguée après cette séance de fouet qui m'a fait m'envoler dans cet espace si particulier où plaisir et douleur s'unissent en un tout inextricable et magique. Mon dos, mes reins, mes seins, mon ventre ressentent encore la cinglante brûlure des lanières qui, pour mon plus grand bonheur, les ont lacérés avec une violence inhabituelle mais oh! combien jouissive. Ce soir, plus que jamais, j'étais prête à vous suivre là où vous souhaitiez et vous avez perçu en moi ce désir fou et irrationnel, cet appel éperdu de me perdre en vous pour mieux me retrouver. Cette connivence entre nous qui, à chaque instant, nous relie et nous évite tout faux-pas m'émerveille. Elle semble si fragile et pourtant elle est d'une force incroyable. Plus qu'un lien, elle est fusion de ce que nous sommes chacun séparément.

Le corps fourbu, les sens repus, vidée de toute énergie, il me semble impossible, après l'explosion de jouissance que vous m'avez donnée à vivre, d'esquisser le moindre mouvement et je n'ai pour l'heure, qu'une envie: me lover contre votre chaleur au fond de ce canapé si confortable et lentement reprendre pied dans la réalité tout en finissant de savourer cette coupe de champagne que vous avez glissé entre mes mains encore tremblantes d'émotion.

Mais, peut-être justement à cause de cette faiblesse qui, vous le savez si bien, me rend si réceptive, vous en avez décidé autrement et, insensible à ma muette supplique, vous réitérez votre ordre d'un ton plus sec qui ne me laisse aucune alternative:

- Allez! Debout soumise, et suis-moi!

Docilement, réfrénant un soupir d'épuisement, je me lève et vous tends la laisse accrochée au collier que vous avez refermé autour de mon cou qui, avec les anneaux qui sertissent mes seins et mes lèvres vulvaires, est ma seule parure.........

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Posté par christine_M à 12:38 - Mes récits - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 24 mars 2007

Les yeux bandés

yeux_bandes

Le cœur battant la chamade, Lisa se glissa comme venait de le lui demander son maître à l'arrière du véhicule et recouvrit soigneusement, un peu fébrile, ses yeux d'un loup en velours noir. Puis, elle se rencogna silencieuse au fond de son siège refoulant les questions qui se pressaient au bord de ses lèvres. Elle se sentait oppressée comme si un poids pesait lourdement sur sa poitrine l'empêchant de respirer à fond. Elle n'avait néanmoins pas de réelles craintes. Juste une légère appréhension mitigée d'impatience à l'idée de cette soirée spéciale que lui avait concoctée Christian qui lui en avait soigneusement tu les détails. De toute façon quand elle était avec son Maître, Lisa n'avait jamais peur. Elle avait en lui une confiance absolue et sans condition qui lui permettait de le suivre où qu'il veuille l'emmener. " Tout ce que tu auras à faire est de te laisser guider et d'exécuter tout ce qu'on te demandera" lui avait-il dit avant d'ajouter avec un sourire malicieux "… de toute façon ce sera des choses que tu adores faire… ou qu'on te fasse ma petite chienne en chaleur qui aime se faire mettre dans toutes les situations". Il n'avait tort, bien sûr.

Mais ce soir était une première. Et Lisa ne savait pas vraiment comment elle allait réagir. Aussi, quand son maître lui avait proposé cette soirée, Lisa lui avait-elle néanmoins objecté un refus de principe, ne voulant pas, de peur de le décevoir, lui céder trop vite. Elle savait qu'il aimait qu'elle lui oppose une certaine résistance, ne serait-ce que pour faire valoir ses prérogatives de maître tout puissant qui pouvait la faire plier devant sa volonté. Un jeu entre eux, auquel aucun des deux n'étaient dupe mais auquel ils attachaient trop de prix pour ne pas s'y soumettre. Lui, le maître, à qui elle, la soumise, ne pouvait qu'obéir quoiqu'il lui en coûte. Mais sa curiosité et son goût de l'aventure étaient trop présents en elle et trop aigus pour q'elle puisse réellement refuser de se soumettre à cette nouvelle expérience. Toutefois, là maintenant, assise dans la voiture à attendre elle ne savait trop quoi, Lisa sentait son assurance fondre et se demandait ce que l'imagination fertile de son maître avait pu lui concocter.

Les minutes s'égrenaient silencieuses. Christian avait allumé une cigarette oubliant, à dessein d'en proposer une à Lisa qui était comme lui une fumeuse invétérée. Un petit supplice supplémentaire qu'il lui imposait. Il était persuadé qu'elle en mourrait d'envie. Mais oserait-elle en faire la demande? Il était prêt à parier que non. Quand tout à l'heure, elle était sorti du véhicule pour s'installer à l'arrière, juste avant de descendre elle lui avait un coup d'œil rapide certes mais il avait pu voir néanmoins son regard se troubler, devenir plus opaque et ses pupilles se dilater ainsi que c'était chaque fois le cas quand la Lisa sociale et sûre d'elle laissait la place à l'autre qu'il aimait tant, la chienne, la salope, la soumise. Celle qui aimait se soumettre et jouer à ces jeux dans lequel il l'entraînait, y prenant un plaisir sans cesse renouvelé. Celle qui perdait toute volonté et lui donnait toute liberté d'user d'elle comme il l'entendait.
Dans le rétroviseur, il regarda Lisa lovée dans son siège son manteau frileusement resserrée autour d'elle. C'est vrai que dessous, comme cela était habituellement le cas quand ils partaient ainsi en expédition libertine, elle ne portait pas grand-chose. Une simple guêpière qu'il avait voulu rouge ce soir, en voile transparent et qui laissait libre ses seins assortie de bas en résille, rouge également, retenus par des jarretelles. Le rouge lui allait si bien mettant en valeur sa longue chevelure brune qu'il lui avait demandé d'attacher en un chignon flou.

L'attente semblait interminable à Lisa. Qu'attendaient-ils donc là dans cette voiture au milieu de la nuit? Elle n'en pouvait plus. Peu à eu, elle sentait l'appréhension qui tout à l'heure était tenue, s'accroître au fil des minutes. L'esprit enfiévré, elle imaginait toute sorte de scénarios plus rocambolesques les uns que les autres. Peut-être son maître attendait-il que la rue soit plus calme pour arrêter un passant en maraude et lui offrir Lisa en pâture? Ou bien, il allait lui demander de sortir de la voiture et d'aller, elle, aborder un inconnu et s'offrir à lui? Contre de l'argent? Jouer à la pute? Ils avaient si souvent ruminé ce fantasme. Peut-être celui-ci allait-il prendre vie ce soir. Lisa en frémit. Imaginer une chose et la faire, il y a un monde entre. Soudain, elle s'affolait. Non, Christian ne l'obligerait jamais à cela. Il tenait trop à elle et à l'exclusivité qu'il avait sur son corps. Oui, mais si c'est lui qui l'exigeait, pourrait-elle refuser? Le décevoir? Et puis, il fallait bien l'admettre, se donner devant les yeux de son maître à un inconnu l'excitait. C'était indéniable. L'humidité qu'elle sentait sourdre au creux de son corps alors que s'agitait en elle ces images, ne laissait aucun doute à ce sujet. Elle sursauta violemment quand elle entendit la portière avant de la voiture s'ouvrir...............

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Posté par christine_M à 17:23 - Mes récits - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 9 mars 2007

La salle de sport

Janvier_2007_022Le texto que j'avais reçu de Mr C. avait été, comme cela lui est coutumier, pour le moins laconique " Miss Poisson Lune (puisque c'est ainsi qu'il se plaît à me nommer, ce qui est loin de me déplaire d'ailleurs), soyez demain chez moi à 15h30 précise. Tenue habituelle exigée. Venez avec votre voiture, nous irons nous promener"

Lors de notre dernière rencontre, Monsieur C m'avait effectivement fait part de son intention de m'emmener, si j'en étais d'accord, dans un lieu inconnu de moi mais qui, selon ses dires, connaissant mon goût de l'aventure et de l'imprévu et mon attrait pour les surprises, devrait me séduire. Cette perspective fort alléchante avait bien évidemment aiguisée ma curiosité et j'avais, sans hésitation, acquiescé. 

Il est exact que j'aime assez sortir des sentiers battus et partir à la découverte de nouvelles sensations, tester de nouvelles expériences et que je me laisse donc, à chaque fois, assez facilement je dois bien l'avouer, tenter. J'ai toujours pensé que la curiosité, comme la gourmandise d'ailleurs…, me perdrait. Mais je suis  faite ainsi et on ne se refait pas! Je ressens à la seule idée d'essayer et de découvrir quelque chose de nouveau, une excitation faite à la fois d'une légère appréhension (cela va-t-il me plaire, vais-je me montrer à la hauteur...) mais surtout d'une extrême impatience qui me fait frétiller d'aise par avance et d'un non moins grand amusement. Comment résister à cela? Je ne sais pas faire ou, plutôt, je n'en ai aucune envie.

Au jour dit et à l'heure dite, je suis donc aux pieds de l'immeuble de Monsieur C ...............

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Posté par christine_M à 14:21 - Mes récits - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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