mardi 26 septembre 2006
Tranches de sexe: Le gagnant est... (3° partie et fin)
Karine se sentait bien ce soir. Pourtant, avec tout ce qu’elle avait dû endurer pendant ces quinze jours passés à se soumettre aux délires de Samantha, elle aurait plutôt dû éprouver le sentiment d’avoir été détruite. Mais ce qui faisait le bonheur de Karine ce soir, c’était les dernières paroles de Samantha.
– Tout à l’heure, tu vas retrouver ton Maître, lui avait-elle confié. Il sera là avec les deux malheureux perdants de la partie de poker de l’autre jour pour assister à tes exploits. Hector a aussi été convié, cela va sans dire. J’espère que tu sauras te montrer à la hauteur.
Bien sûr que Karine serait à la hauteur ! La présence d’Harry, son Maître, qui venait la récupérer, du moins l’espérait-elle, la comblait de bonheur. Elle allait tout faire pour qu’il soit fier d’elle.
Karine se remémora son existence des deux semaines passées. Elle avait vécu enfermée dans sa cage comme un animal. Elle se souvenait aussi des deux manches à balais des premiers jours. Samantha lui avait tellement ramoné le cul avec ! Pour l’élargir, avait-elle dit ! Sans doute y avait-il un peu de vrai dans tout ça, car après quelques jours le plus gros des deux manches pénétrait l’anus supplicié sans forcer.
Et puis Samantha lui avait présenté Hector. Samantha était folle d’Hector. Karine s’était vite aperçue qu’elle n’était qu’un cadeau pour Hector. Samantha ne l’élargissait que pour le bonheur d’Hector. Samantha savait qu’Hector apprécierait Karine. C’est pourquoi elle n’avait eu qu’une seule idée en tête quinze jours auparavant : gagner Karine pour qu’elle serve de pute à Hector. Et elle avait réussi.
Pour Karine, c’était maintenant acquis. Quand Samantha la faisait sortir de sa cage et l’installait par terre à quatre pattes cul offert, Karine savait qu’elle ne tarderait pas à recevoir la visite d’Hector.
dimanche 10 septembre 2006
Tranches de sexe: Le gagant est... (2° partie)
Sûr de lui, Robert abattit ses cartes le premier. Le brelan servi d’entrée de jeu en faisait le vainqueur, il en était certain. Inutile de faire durer le suspens pour les autres. Amusant, pensa-t-il, de devenir un moment le « propriétaire » de Karine. Ah ! Quand elle saurait ! Mais il n’était pas pressé. Pour l’instant, il devait s’appliquer à continuer de déguiser sa voix. Son sourire s’élargit un peu plus lorsque Tchang dépité jeta ses cartes sur la table en poussant un fort soupir de dépit. Avec quatre pique et un trèfle, il était évident que le chinois avait manqué de peu la couleur. Robert se demandait par quoi il commencerait dès que Karine serait à sa disposition.
– Carré de dames, annonça Samantha en montrant ses cartes.
Le sourire de Robert se figea. L’homme passa en quelques secondes de radieux à dépité. Ses rêves avec Karine regagnèrent le rayon des fantasmes. Il fixait tristement les quatre reines que Samantha présentait.
Karine ne connaissait pas grand-chose au poker, mais elle avait parfaitement compris que la femme venait de l’emporter. Une étrange sensation l’envahit. Maintenant qu’elle avait admis bien malgré elle qu’Harry l’abandonnerait au moins quelques temps au vainqueur, elle cherchait à imaginer ce qu’elle vivrait dans les heures à venir. La pensée de devoir se soumettre à une femme lui rappela les quelques expériences amoureuses qu’elle avait déjà vécues avec des personnes de son sexe. Elle préférait de beaucoup les hommes, mais ces souvenirs d’homosexualité lui avaient laissé des sensations de tendresse et de plaisirs très doux et très agréables. En serait-il de même avec Samantha ? Rien ne lui paraissait moins sûr.
samedi 2 septembre 2006
Tranches de sexe: Le gagnant est...
Karine sortit de la voiture. Elle commençait à s’en vouloir pour son attitude de ce matin. Jamais elle n’avait été aussi loin dans la désobéissance. La punition qui l’attendait serait à la hauteur de son indiscipline, Harry avait été clair sur ce sujet. C’est justement ce qui inquiétait Karine.
Elle attendit qu’Harry contourne la voiture et la prenne par le bras pour la guider. C’était indispensable, à cause du bandeau qu’elle avait devant les yeux. La situation lui rappelait étrangement « Histoire d’O » à cause de la cape qu’elle portait et sous laquelle elle était intégralement nue.
Harry l’avait amené ici pour la punir. Quelle punition ? Elle aurait bien aimé le savoir.
– Je te rappelle que je t’ai interdit de parler, quoi qu’il advienne, redit Harry une dernière fois.
Karine acquiesça d’un hochement de tête. Cet ordre réitéré l’inquiétait Si son Maître jugeait bon de le répéter, c’est qu’il pensait que Karine aurait des difficultés à accepter la suite.
La lourde porte du manoir s’ouvrit.
– Bonjour ! Entrez, Harry ! Nous vous attendions, annonça une voix de femme que Karine tenta en vain d’identifier.
jeudi 17 août 2006
Tranches de sexe: Enchaînée
Alban ouvrit la porte du studio et invita Christel à entrer. L’appartement était entièrement vide. Les volets étaient fermés depuis que l’ancien occupant avait déménagé. Alban enclencha le disjoncteur, et l’ampoule nue du plafond éclaira la pièce.
– Voilà, c’est ici ! lança Alban à Christel. Ça te plait ?
– Bof ! Un peu triste, l’appartement vide. Mais comme tu ne m’as pas amenée ici pour faire de la déco, je me contenterai de cette nouvelle niche, mon Maître.
– Très bien ma chienne. Déshabille-toi ! Je pense que je vais t’installer ici, près de l’entrée.
Christel regarda le radiateur du chauffage central qu’Alban lui montrait. C’était l’été, et il n’y circulait pas d’eau chaude, pourtant une onde tiède traversa le corps de la femme soumise quand elle toucha la fonte. Elle ne fut pas étonnée que son Maître ait choisi l’endroit où le sol était carrelé. Ce serait plus spartiate.
Christel était maintenant entièrement nue. Elle se mit au garde à vous et attendit les ordres. Alban sourit en la regardant fixement. Il était plus grand qu’elle et aimait la dominer du regard avant un nouveau jeu. Elle aussi d’ailleurs appréciait de son côté cette dépendance visuelle.
Puis l’homme enleva le sac à dos de ses épaules. Il l’ouvrit et en sorti la chaîne qu’ils avaient achetée ensemble quelques heures auparavant au magasin de bricolage. « assez solide pour attacher un chien » avait demandé Alban au vendeur avec un sourire complice à l’intention de sa compagne. Puis, le couple s’était rendu au rayon serrurerie où ils avaient fait l’acquisition du cadenas qu’Alban sortit du fond du sac.
– Assieds toi par terre et écarte les cuisses ! ordonna Alban.
jeudi 20 juillet 2006
Tranches de sexe: La cage
Karine s’était déshabillée. Harry ouvrit la porte grillagée. Le passage ainsi laissé entre les grilles n’était pas très large. Karine se dit que jamais elle ne réussirait à y pénétrer. Elle glissa la tête, se contorsionna pour passer les épaules et bloqua au niveau des fesses. Les hanches étaient trop larges.
– Tu as un trop gros cul, souffla Harry en souriant.
– C’est pourtant pas ce que tu m’as dit l’autre jour, répondit Karine avec le même sourire complice.
– C’est vrai, mais ne change rien. Je vais t’aider.
Harry saisit le martinet par le manche, et le leva au dessus du postérieur récalcitrant. Les lanières frappèrent le creux des reins, arrachant un cri aigu à Karine. Conséquences de cette stimulation ? Toujours est-il que le bassin de Karine franchit immédiatement l’ouverture. Harry referma la porte. Il dut appuyer la grille contre les globes charnus et forcer un peu pour que la serrure se ferme. Il tourna ensuite la clef avant de la retirer et l’enfouir au fond de sa poche. Karine était désormais prisonnière de sa cage.
– C’est loin d’être confortable, se plaignit-elle en cherchant à trouver une position moins désagréable.
Mais Karine dut se rendre à l’évidence, elle était complètement coincée. Recroquevillée à quatre pattes, la tête rentrée dans les épaules pour ne pas s’écraser la figure contre les barreau, les cuisses sur les mollets à cause du plafond grillagé qui appuyait sur ses reins, et les fesses collées contre les fines barres de la porte. L’espace entre les tiges de métal était suffisamment large pour laisser une ouverture prometteuse et rendre accessible le sexe et l’anus de la prisonnière.
dimanche 9 juillet 2006
Tranches de sexe: Remplissage
Les deux femmes étaient installées sur le comptoir du bar, honteusement exhibées, agenouillées, repliées sur elles-mêmes, cuisses largement écartées, le cul exposé face au public.
– Tu reprendras bien un demi, proposa Christopher à Allan.
Les deux maîtres s’entendaient à merveille. Leur complicité se voyait renforcée lors de soirées comme celle-ci. Chacun éprouvait la même fierté à exhiber sa soumise au public. La dizaine de spectateurs avertis, des couples et des solitaires, était triée sur le volet et avait payé très cher pour assister à ce concours ô combien original.
Ce soir, le pub était fermé pour l’occasion. Christopher, le propriétaire des lieux, actionna la poignée de la tireuse pour remplir la chope. De l’autre côté du comptoir, Allan regardait la bière sortir sous pression et produire une mousse abondante à la rencontre du verre. Il remarqua le compteur dont l’appareil était équipé et dont les chiffres défilaient pendant que la chope se remplissait.
– Tu l’as installé depuis longtemps ? demanda Allan. Au moins maintenant, ça évite toute ambiguïté.
– Hier ! répondit fièrement Christopher. Tu as raison, avec ça, pas de contestation possible.
Allan regarda le bock de bière que lui tendit son ami. Il observa la mousse qui n’en finissait pas de déborder. Il saisit le verre par la anse et recula d’un pas. Il ne put s’empêcher d’admirer une nouvelle fois le merveilleux panorama qu’offraient les deux femmes. Il n’était pas le seul. Parmi les gens attablés, certains fixaient en permanence depuis leur installation les deux magnifiques postérieurs exposés au-dessus du comptoir.
mercredi 5 juillet 2006
Tranches de sexe: Mourir de plaisir
Caroline était en sueur. Depuis combien de temps
était-elle attachée à ce fauteuil gynécologique dans cette position, le cul
surélevé, exposée à ces deux individus en blouses blanches ? Elle ne s’en
souvenait pas. À quoi bon ? Pour l’instant, elle attendait et redoutait la
prochaine décharge.
– Elle a l’air de tenir le coup, déclara la femme en
blanc à son comparse. Trois heures, et pas un évanouissement, c’est un record.
Monte donc le curseur d’un cran pour la prochaine série.
– Non, non, non ! hurla Caroline qui savait
désormais ce que cela signifiait.
Se prêter aux tests d’un appareil inventé pour générer du
plaisir, cela ne devait pas être désagréable, s’était dit Caroline en répondant
sereinement à l’annonce la semaine dernière. Pourtant maintenant, elle
regrettait. Au début, elle avait trouvé l’expérience amusante, malgré la
sensation de vulnérabilité causée par les liens qui lui interdisaient tout
mouvement. En dépit de sa gêne de se sentir ainsi froidement observée tel un
animal de laboratoire, elle avait même vécu très intensément son premier
orgasme public devant Jennifer, la responsable du laboratoire, et Bernard son
adjoint.
Trois heures déjà que la jeune femme avait pris place sur
cette espèce de fauteuil gynécologique, les bras et les jambes solidement
attachés à chacun des montants. Une large sangle lui enserrait le ventre pour
compléter l’immobilisation. Jennifer lui avait écarté les lèvres vaginales, et,
de ses doigts experts, elle avait découvert le clitoris et l’avait serré entre
les mâchoires métalliques d’une pince électrique. Puis elle avait enfoncé un
cylindre en inox dans l’anus de son nouveau cobaye. Tout cet attirail était
relié par des fils à un boîtier aux multiples cadrans, posé sur un tabouret.
L’appareil étant lui-même branché à une prise électrique.
Bernard avait basculé l’interrupteur. Un délicieux
chatouillement avait parcouru le sexe et le fondement de Caroline. Elle
n’arrivait pas distinguer qui de son clitoris ou de son anus était à l’origine
de ce bien-être, car après quelques instants, c’était tout son bas ventre qui
s’était mis à vibrer de plaisir. Bernard avait ensuite positionné le curseur
sur 2. L’augmentation des vibrations avait engendré une jouissance inhabituelle
pour Caroline. L’orgasme qui avait suivi avait été d’une rare intensité.
mardi 4 juillet 2006
Tranches de sexe: Ses nouveaux anneaux
Christel présenta son corps nu à Alban. Elle se tenait droite, les jambes légèrement écartées. Offerte à son Maître, la soumise attendait avec impatience la concrétisation des fantasmes de celui qu’elle aimait tant.
– Tes nouveaux anneaux te vont à merveille, mon amour, la complimenta-t-il.
Alban glissa sa main entre les cuisses déjà humides de plaisir pour sentir les deux anneaux qui ornaient ses grandes lèvres. Il adorait manipuler ces ornements entre ses doigts, surtout depuis que les bijoux provisoires avaient été remplacés par deux magnifiques cercles de titane de trois centimètres de diamètre.
Le Maître sortit de sa poche un objet qu’il présenta très rapidement à Christel afin qu’elle n’en devine pas les détails. Elle aperçut un petit objet rond de la taille d’une pièce de monnaie.
– Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle.
Il s’agissait d’un médaillon qu’Alban fit disparaître immédiatement de la vue de sa compagne pour l’intriguer davantage.
– Tu le sauras quand je l’aurai fixé à la place qui lui revient, répondit-il en s’accroupissant devant elle.
Christel sentit les doigts de son maître tirer sur l’anneau de sa lèvre gauche. Alban glissa avec soin l’attache du médaillon dans l’anneau vulvaire. Ces gestes produisirent l’effet habituel. La vulve déjà humide de Christel se mit à mouiller abondamment. Il est vrai que la soumise aimait particulièrement la sensation engendrée par le toucher d’Alban sur son corps, et encore plus à cet endroit.
Par jeu, Alban tira un petit coup sec sur le médaillon, arrachant ainsi une grimace à sa soumise. Rictus de douleur et de plaisir à la fois, il le savait. Puis, il se releva et se recula pour admirer le résultat. Le médaillon pendait au bout de la lèvre, l’étirant insensiblement. Le poids pourtant faible suffisait à rompre la symétrie des deux langues de chair.
– Je ne pensais pas que cela suffise à t’étirer autant la lèvre, murmura Alban. Ça promet pour la suite.
– C’est quoi la suite ? demanda Christel dont l’excitation augmentait follement.
samedi 29 avril 2006
Un cadeau
Une fois n'est pas coutume, mais je ne peux résister au plaisir de faire figurer ici un texte dont mon Maître vient de me faire cadeau et qui m'a fait piaffer (allusion à la jument mon amour) d'impatience....
La promenade de Nickie
Christel guettait l’arrivée de son Maître. Sensation de bien-être et d’inquiétude, comme à chaque fois qu’un nouveau scénario l’attendait. C’était plus fort qu’elle ce besoin de soumission qu’Alban lui avait fait découvrir. Après avoir tenté de rejeter cet état de dépendance, elle avait finalement accepté de s’abandonner totalement à Alban, devenu son Maître, et elle ne le regrettait absolument pas.
Comme chaque fois qu’il concevait un nouveau jeu, Alban avait pour habitude de fournir quelques indications à Christel, juste ce qu’il fallait pour déclencher en elle le feu de l’excitation accompagné de cette légère inquiétude qui donnait ce mélange explosif qu’elle aimait tant.
– Aujourd’hui, tu seras ma chienne, lui avait annoncé Alban. Plus que d’habitude.
C’était ce « plus que d’habitude » qui tiraillait le ventre de Christel, car le jeu du Maître et de la chienne, les deux amants s’y adonnaient régulièrement pour la plus grande satisfaction de chacun.
Christel s’était vêtue d’un simple paréo. Aucun sous-vêtements. Elle respectait ainsi les consignes fournies par Alban au téléphone, la veille au soir. Elle avait chaussé des escarpins, et s’apprêtait à parer son cou du collier de chien qui lui donnerait la touche finale. Elle regarda la médaille accrochée par un anneau au cuir rouge. « Nickie propriété de A. ». Elle connaissait cette phrase par cœur, mais elle avait toujours plaisir à la relire. Nickie, c’était le nom de chienne dont Alban l’avait affublée, Nickie, sa dalmatienne. Elle adorait.
°°°°°°°
Alban avait garé sa voiture au fond de l’impasse, dans le sens du départ. Il entraîna Christel vers l’arrière de l’Audi. Il ouvrit le coffre et ordonna :
– Commence par te déshabiller ! Ne garde que ton collier ! Je t’emmène en promenade Nickie.
Malgré son excitation, Christel se crispa. Elle regarda autour d’elle. Bien sûr l’endroit n’était guère fréquenté, c’était une voie sans issue. Il n’en restait pas moins que deux femmes et un homme discutaient devant leur portail à quelques mètres devant la voiture. Et puis, il y avait les maisons, juste à côté. Et si quelqu’un sortait…
– Oh non, supplia Christel, pas ici, pas en pleine rue !
Le regard sévère d’Alban lui fournit la réponse qu’elle avait déjà anticipée. Elle n’insista pas et quitta ses escarpins, puis dénoua son paréo, en prenant soin de se pencher un peu. Ce geste lui donnait le sentiment très subjectif de se protéger des éventuels regards des riverains.
– Monte, sale chienne ! Et dépêche-toi si tu veux partir en promenade ! poursuivit Alban
Le qualificatif de « sale » déplaisait à Christel. Mais, elle se garda bien de faire le moindre commentaire à son Maître. Au contraire, elle s’empressa d’enjamber la jupe du coffre et s’installa sur le tapis de caoutchouc, trop contente d’échapper aux possibles regards qu’elle aurait eu honte de supporter. Elle se coucha en se recroquevillant pour tenir compte de l’exiguïté de l’endroit habituellement réservé aux bagages. Elle eut juste le temps de baisser la tête avant qu’Alban ne referme le coffre. Une fois dans le noir, elle prit conscience que son ventre la serrait. Ce mélange de peur et d’excitation qu’elle aimait tant. Elle entendit le vrombissement du moteur. L’Audi venait de démarrer.
Alban sortit de la ville. Il parcourut quelques kilomètres. Le panneau routier annonçait une petite agglomération, idéale pour la première étape. C’était jour de marché. L’Audi s’engagea dans une petite rue perpendiculaire. Alban trouva une place en créneau, suffisamment à l’écart, tout en étant assez proche du marché. Il coupa le contact et descendit de la voiture.
Lorsqu’il entrouvrit le coffre, il découvrit Christel dans sa position de chienne prostrée. Elle releva la tête et comprit immédiatement la situation en apercevant dans l’entrebâillement les passants qui circulaient. Alban se pencha vers elle.
– Non, je t’en prie, n’ouvre pas plus ! murmura-t-elle.
La honte l’avait envahie. Elle se voyait déjà offerte à la vue de tous. Elle se disait que non, Alban n’ouvrirait pas davantage le coffre, qu’il ne ferait pas cela, et puis, en même temps, qu’il en était bien capable. Tout le monde allait la voir nue avec son collier de chienne. Non, elle ne le voulait pas, et pourtant… Le couvercle métallique se soulevait progressivement, imperceptiblement. Cela dura quelques minutes pendant lesquelles Christel sentit son corps se contracter. Puis Alban referma brusquement le coffre. Immense soulagement pour Christel qui relâcha ses muscles. Elle glissa sa main entre ses jambes, et découvrit sans surprise que l’intérieur de ses cuisses était trempé sous l’effet de l’incroyable excitation que lui procurait son début de promenade de chienne.
°°°°°°°
Après avoir quitté le village, Alban prit la direction de la forêt. Il engagea l’Audi sur le chemin de terre en évitant difficilement les ornières laissées par les tracteurs lors des dernières pluies. Confinée dans son coffre, sa chienne ressentait encore plus durement les secousses de la voie forestière. Ce fut un soulagement pour elle quand la voiture s’arrêta.
Cette fois, Alban ouvrit le coffre en grand.
– Descends, Nickie ! On est arrivé ! On va se promener !
Christel se releva et sortit de son antre. Elle sentit le sol meuble sous ses pieds nus. Elle se mit droite face à son Maître et attendit les ordres. Alban la contempla quelques instants. Il ne se lassait jamais de l’admirer quand elle était nue. Il tenait une laisse à la main. Une vraie laisse en cuir brun achetée dans une animalerie. Christel vit la main de son Maître s’approcher de son cou. Son excitation augmenta fabuleusement quand elle entendit le clic du mousqueton s’attacher à l’anneau du collier.
Le couple s’engagea dans un petit sentier au milieu des noisetiers. Quand les arbres n’étaient pas trop serrés, Nickie marchait à côté de son Maître qui tenait la laisse suffisamment court pour ne permettre aucun écart à sa chienne. Il arrivait parfois qu’Alban donne un petit coup sec pour empêcher Christel de s’écarter de lui. Lorsque le sentier se rétrécissait, Alban décidait tantôt de faire marcher Nickie devant lui, tantôt derrière selon son désir. Le geste qui accompagnait la laisse était le seul indicateur. Christel devait gérer l’amorce d’étranglement en accompagnant le mouvement. Parfois quelques cailloux sur le sentier venaient ajouter une douleur supplémentaire transmise par la voûte plantaire peu coutumière de la marche pieds nus en pleine nature.
Quand ils arrivèrent dans la clairière, Alban décida quelques exercices de dressage :
– À quatre pattes, Nickie !
La chienne obtempéra, et la promenade se poursuivit ainsi, moins rapide certes. Christel avait craint un instant que ses genoux remplacent ses pieds comme réceptacle de la douleur, mais heureusement dans la clairière, l’absence de cailloux et le tapis de mousse qui recouvrait le sol l’affranchissaient de ce tourment. Elle pourrait donc consacrer totalement son esprit au ressenti des humiliations que son Maître n’allait pas se priver de lui faire subir.
Après un tour de clairière, Alban défit la laisse. Il se recula pour admirer sa chienne.
– Ecarte plus tes pattes arrière, Nickie ! ordonna-t-il.
Christel éloigna ses genoux l’un de l’autre. Le plus possible. Elle savait combien son Maître aimait ce panorama. Elle lui offrait la vue de sa grosse croupe, énorme, ouverte. Il adorait. Il décrivit un grand cercle pour admirer le reste de l’anatomie de sa chienne. Les seins pesants qui pendaient lourdement sous la poitrine, les bourrelets du ventre qui dessinaient un arrondi supplémentaire sur la plantureuse anatomie. Et enfin le visage au regard absent, signe que Christel se concentrait sur son état qu’elle appréciait particulièrement.
– Pisse, sale chienne ! ordonna Alban en retournant à sa place initiale derrière son animal.
Christel s’y attendait. Elle ferma les yeux, se concentra et détendit ses sphincters. Elle sentit sa vessie se libérer. C’était plus facile qu’au début. Moralement, mais aussi physiquement. Les premières fois qu’Alban lui avait demandé de réaliser cet exercice, elle n’y était pas arrivée. Pisser accroupie, ça allait, mais à quatre pattes, ça bloquait, sans raison. Ce qui lui avait valu quelques coups de laisse bien assénés sur les fesses. Alors, elle s’était entraînée, et maintenant, elle se soulageait à quatre pattes avec le plus grand naturel.
L’urine jaillit entre les cuisses avec une puissance inhabituelle qui surprit Alban.
– On dirait une vache qui pisse, déclara le Maître à sa chienne. Je me demande si je ne devrais pas changer ton nom. Blanchette ou Noiraude au lieu de Nickie !
Nickie ne répondit pas. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit de parler. Cette comparaison bovine l’humiliait. Pourtant, elle aimait que son Maître la traite ainsi. Pendant que les dernières gouttes d’urine s’écoulaient, Nickie sentit le plaisir l’envahir. Elle savait que ce n’était que le commencement. Son Maître lui avait réservé d’autres réjouissances. Elle n’en avait aucun doute. Malgré l’interdiction qu’elle avait de s’exprimer sans y être autorisée, la chienne Nickie ne put se retenir d’affirmer une nouvelle fois son amour :
– Je t’aime mon Maître, osa-t-elle déclarer.
Elle entendit Alban s’approcher. Elle avait deviné qu’il venait de ramasser la laisse dont le cuir allait s’abattre dans quelques instants sur ses épaules, son dos et sa croupe pour la punir de son impudence. Seule inconnue, le nombre de fois que la laisse la fouetterait.
Elle en bavait de plaisir par avance.
FIN
Par Alex Cordal
Texte publié sur le site Rêves de femme
Merci mon Maître
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